PUBLICATIONS DE L'INSTITUT DE CIVILISATION INDIENNE SERIE IN-8°________________________________________FASCICULE 29
ETUDES SUR LE SIVAÏSME DU KASMIR ECOLE KRAMA
LA MAHARTHAMANJARI AVEC DES EXTRAITS DU PARIMALA ________
TRADUCTION ET INTRODUCTION PAR LILIAN SILBURN MAÎTRE DE RECHERCHES AU C. N. R. S. ________________
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique
PARIS EDITIONS E. DE BOCCARD 1, RUE DE MEDICIS, 1 1968
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A la mémoire vénérée
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AVANT-PROPOS
_ Mahesvarananda présente son poème comme une gerbe de fleurs (1) qui, bien que distinctes, dégagent un parfum unique : ces fleurs sont les symboles divers qu'il utilise dans l'intention de suggérer ' le sens profond (2) ' : chacun d'eux effectuant un retour perpétuel vers la Source, expérience fondamentale, si simple et si intime, du Je. Pour cette raison, en dépit de son réel talent, l'auteur n'échappe pas aux redites, et qui le suit fidèlement fait de même, sans avoir comme lui l'avantage du sanskrit où les longs composés signalent ce retour à l'origine sans interrompre la progression de la pensée. Par contre, un langage aussi analytique et logique que le français ne se prête pas à une telle démarche. _ 1. Manjari.
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- 8 - duisant un ordre là où il ne peut y en avoir. C'est donc au paradoxe de la kramamudra (1) qu'ici encore on revient. _ 1. Sur cette attitude voir pp. 57, 158 et sl. 51.
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INTRODUCTION
_ Goraksa, auteur de la Maharthamanjari, fut surnommé Mahesvarananda, félicité du seigneur, par son maître Mahaprakasa au moment de son initiation (1). _ 1. M. M. p. 2 sl. 7 et 10. |
- 10 - en rêve avec la réalité ultime du système Krama et il la salue avec déférence du nom de Kalasamkarsani (1). _ 1. M. M. p. 197. La description de la yogini commence p. 197 1. 15, p. 192. |